Les Trompettes

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Le Chemin étroit

Jésus dit : « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte et spacieuse est la voie qui mènent à la perdition, et il y en a beaucoup qui y entrent. Car étroite est la porte et resserrée la voie qui mènent à la vie, et il y en a peu qui la trouvent ».

 

L’étroitesse de la porte et du chemin qui mène à la vie éternelle porte plusieurs significations. Elle peut signifier que dans notre marche avec christ, nous sommes appelés à laisser plusieurs choses en cour de chemin car celui-ci est si resserré que nous ne pourrons ni avancer plus loin, moins encore franchir la porte qui en donne l’accès. C’est ainsi que le seigneur Jésus christ demanda au jeune homme riche qui voulait avoir la vie éternelle (Mathieu 19v21-23) de vendre tout ce qu’il possédait pour avoir un trésor dans le ciel, et ensuite de le suivre. Jésus n’avait rien contre sa richesse, c’est juste qu’étant lui-même le chemin, il savait que cette richesse n’aurait pas permis au jeune homme d’aller plus loin dans sa quête de la vie éternelle.

 

Jésus dit par la suite qu’il était plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un homme riche d’entrer dans le royaume des cieux. En effet, l’aiguille à laquelle jésus fit allusion, d’après certains exégètes, est l’une des portes de la ville de Jérusalem. Sa particularité serait qu’elle était si basse qu’un chameau ne pouvait y passer en étant chargé. Pour d’autres, il s’agirait simplement d’une hyperbole que christ utilisa pour monter combien il était difficile à un riche d’entre au ciel. Dans l’un ou l’autre cas, le message de Jésus demeure le même : la porte qui mène à la vie éternelle est étroite et on ne peut y accéder en étant chargé.

 

L’étroitesse de ce chemin, veut également dire qu’il faut se sanctifier davantage. Plus on y avance plus on doit se sanctifier. Sur le chemin étroit, on se rend souvent compte que certaines choses qui nous paraissaient légitimes en début de marche, le deviennent de moins en moins au fil de la marche. C’est ici que l’on ressent l’étroitesse du chemin et que la marche devient parfois plus difficile. Par ce qu’il y a des choses qu’on aimerait bien garder, mais que nous devons laisser si nous voulons avancer sur le chemin étroit. Plus on tient à ces choses, plus on tourne en rond. Et c’est souvent là que la chaire et parfois l’ennemi nous propose le chemin large. Car sur ce dernier, certains compromis peuvent passer.  Chers chrétiens si au lieu de se rétrécir, nous remarquons que par rapport à notre sanctification, le chemin tend à s’élargir, je ne crains que nous ne soyons plus sur le chemin étroit. De là deux choses : soit nous avons pris le sens inverse du chemin étroit (et là nous constaterons que tout ce que nous avons laissé en cour de route tendent à revenir dans cette marche, ce qui est une conséquence logique) ; soit nous avons carrément pris la voie large, que beaucoup empruntent.  Quoi qu’il en soit, il n’est pas possible que notre sanctification soit moins rigoureuse qu’en début de marche, sous-prétexte qu’on soit devenu plus équilibré ou plus sage. Si le monde est davantage dans le térèbre, cela implique que nous devons davantage nous sanctifier.  

 

En comparaison au chemin large, le chemin étroit est presque un désert car très peu l’emprunte. Sur ce chemin il faut rarement s’attendre à rencontrer du monde. Il y a une vérité très importante de la marche que nous devons comprendre à ce niveau  : la marche sur ce chemin est solitaire. Même si au début, elle peut sembler communautaire, à chaque étape on est appelé à se retrouver moins nombreux, voir seul (même si en réalité on ne jamais seul puisque le seigneur jésus lui-même est là). Souvenons-nous qu’  à chaque fois  que Jésus appelait une personne à le suivre, il ne disait jamais « suis nous » mais plutôt « suis-moi » (Matthieu 8:22, Matthieu 9:9, Matthieu 19:21, Jean 1:43). Même si Jésus était souvent accompagné lors de son ministère terrestre, celui qui le suivait ne s’engageait pas à suivre le groupe ou l’équipe de Jésus, mais Jésus seul. C’est le principe de la marche.

En effet, le chemin est tellement étroit qu’on ne peut pas marcher à deux. A l’image d’Abraham et Lot, à un moment il faut avancer seul. Si au cours de notre marche, pour appliquer une directive du seigneur nous avons toujours besoin de le faire en groupe, ou si le fait que tel frère ou groupe de frères fasse une chose que le seigneur reprouve, soulage notre conscience quand nous le faisons, je ne crains que nous ne soyons pas sur le chemin étroit.  Car sur ce chemin le Seigneur peut nous demander des choses qu’il ne demandera pas à d’autres, ou nous interdire des choses qu’il n’interdira pas aux autres. Ce qu’il nous demande certainement à tous, c’est de le suivre lui et pas les autres. C’est exactement ce que Jésus dit à pierre, en ces mots : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi » (pour comprendre le contexte lire Jean 21v19-22).

 

Pour beaucoup, le chemin nous parait désormais impossible à emprunter tellement il est étroit. Ceci au point où comme les disciples de jésus l’on puisse se dire en nous même, « qui peut être sauvé ».  Si comme moi, face à tout ce qui a été dit votre âme, consciente de cette difficulté, pousse le même cri de désespoir, rassurez-vous.  Car face à ce cri, Jésus lui-même a dit : « Quant aux hommes, cela est impossible ; mais quant à Dieu, toutes choses sont possibles » (Mathieu 19v26). Oui, le Seigneur est capable de nous faire avancer encore et encore si nous crions sincèrement à lui, si nous reconnaissons humblement devant lui que nous avons emprunter le chemin large, si nous nous abandonnons à lui et à sa force. Oui chers frères et sœurs, il peut encore nous faire avancer sur le chemin étroit, car il est lui-même ce chemin.



29/09/2019
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